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Délivrons-nous du mâle !

En ce 8 mars, dédié aux droits des femmes, la faculté rurale et joyeuse accueillait à Lardier et Valença Jean HORGUE-DEBAT pour une conférence gesticulée.

Lui-même présente ainsi son projet : cette conférence sur les masculinités aborde ce sujet sensible et délicat, qui relie l’intime, l’inconscient, nos convictions personnelles aussi bien que la  politique et la société. A partir de différentes sources universitaires et militantes (bibliographie accessible ici) et de mon expérience personnelle d’homme, qui tente d’être un allié du féminisme, je propose des éléments d’analyse autour du mythe de la virilité qui nous emprisonne depuis des millénaires.

Dans son propos, la richesse et la densité des références résonnent en effet avec l'expérience intime. Elles mettent à jour une construction sociale, au-delà des caractères naturels (ou supposés tels) dont on nous dit qu'ils définissent les comportements. L'histoire montre, au contraire, leur dépendance aux contextes.

Car les agissements dits virils (domination, conduites à risque, soumission aux stéréotypes...), pour être largement partagés, ne sont pas, loin s'en faut, déterminés par la génétique. Suffit-il d'en avoir conscience pour échapper à leurs manifestations délétères ? Pas sûr ! Car les contradictions pointent dès qu'on croit tenir une piste. Comment faire alors pour que le désir de changement nourrisse un projet politique ?

C'est là que le principe même de la conférence gesticulée prend tout son sens : elle permet d'éclairer la connaissance froide par la mise à nu de l'expérience propre - et inversement ! Si les costumes endossés tour à tour par Jean rendent compte, avec humour et distance, de la variété des points de vue et s'ils nous introduisent en souriant aux théories contemporaines sur le genre, le sexe, la sexualité..., le retour sur scène de sa personne, débarrassée des oripeaux de la caricature après qu'il a joué le rôle de porte-parole, met à jour, parfois avec gravité, des tensions intimes non résolues. En être spectateur, c'est aussi vivre, pour soi, l'expérience de cette confrontation... et s'en sentir utilement bousculé.

Merci à Jean HORGUE-DEBAT de savoir nous tendre ce miroir, en prenant lui-même le double risque de l'honnêteté et du dévoilement.


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"Un bar fixe"

dans la bergerie à Barcillonnette

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